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exposition temporaire 2016

tous les jours
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sauf le mardi

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à mobilité réduite

"J'appartiens à un pays que j'ai quitté..."

2016

De Claudine à l’école à ses derniers écrits, l’œuvre de Colette forme une immense mosaïque dont chaque éclat participe à la recréation du Saint-Sauveur qu’elle connut.

D’abord évoqué de façon ambiguë, voire féroce, le pays natal va devenir peu à peu le motif essentiel de sa mythologie. Sans doute faut-il ajouter à l'influence de Willy, son premier mari, des rancunes encore vivaces, des blessures toujours sensibles : Saint-Sauveur avait commenté sans indulgence les échecs politiques de son père et, peu avant qu’elle commence à écrire, la ruine de sa famille.

À partir de La Maison de Claudine, en 1922, tout change et de façon définitive. Colette ressuscite le village de son enfance sans mépris, ni malveillance. Les habitants de Saint-Sauveur occupent désormais le rôle qui sera le leur jusqu’aux œuvres ultimes. Ils animent le bourg autour de la famille… échanges de jardin à jardin, visites de voisinages, conversation à la sortie de la messe, noces de domestiques… Nous sommes loin de la population de bandits que Claudine prêtait à Montigny-Saint-Sauveur.

Des croquis particulièrement bien sentis s’imposent fortement à la mémoire du lecteur. M. le curé Millot qui eut maille à partir avec Sido la mécréante ; Mme Bruneau et « son mari dérisoire » ; Nana Bouilloux, petite beauté provinciale figée dans sa splendeur ; Mme Saint-Alban, Pomone de Bohême ; le père Gruel, préparateur de peaux de lapins ; les deux fils Mabilat, épiciers rue de la Roche ; Bouilloux et Labbé, « curiosités gargantuesques », dépeints avec une verve toute rabelaisienne… autant de personnages rendus à leur vérité villageoise.

Comme ses frères autrefois, de l’univers de son enfance, Colette n’a voulu garder finalement que la fleur, le meilleur, tout ce qui rajeunit et recommence. Une histoire qui court obscurément dans les marges d’ombre de la mémoire et de la création. Le mythe de toute une vie.

 

Exposition conçue et produite par le Centre d’études Colette
Direction des Affaires culturelles du Conseil Départemental de l'Yonne

 

Colette et la publicité

2015

Formée à l'école de Willy, Colette comprend très tôt l'importance de la réclame. En 1932, elle choisit de faire de son nom une marque et de se lancer dans le commerce de produits de beauté, avec pour slogan: " Etes-vous pour, ou contre le 'second métier" de l'écrivain?".

Et c'est bien volontiers qu'elle accepte de prêter son nom, son image et sa plume aux marques et aux entreprises qui la sollicitent. Elle travaillera pour les plus grands. Lanvin, Rochas, Hermès, Le Printemps, Les Galeries Lafayette, Ford, Simca, Philips, Perrier, les vins Nicolas, Lucky Strike...et bien d'autres.

 

 

 

Exposition conçue et produite par le Centre d’études Colette.

Centre d'études Colette : +33 (0)3 86 72 85 28

 

 

Colette, une femme dans la guerre

2014

Exposition conçue et produite par le Centre d’études Colette.

Grande guerre, guerre longue, guerre d'hommes, la Grande Guerre a aussi mobilisé les civils. Loin des champs de bataille, la vie continue. Femmes, enfants, vieillards, toute une société tente de survivre à l'absence et aux drames quotidiens. Femme d'action, Colette est sur tous les fronts : au chevet des grands blessés, à Verdun, dans les villages pillés et ruinés, à l'arrière dans une Paris en fièvre... Partout, elle observe et décrit avec tendresse et fierté un monde souvent absent de la grande Histoire. Un véritable album de guerre, le témoignage unique et saisissant de l'un des plus grands écrivains français.

Centre d'études Colette : +33 (0)3 86 72 85 28

Colette de Jouvenel, dite Bel-Gazou

2013

Exposition conçue et produite par le Centre d’études Colette.

Connue de tous les lecteurs de Colette sous le surnom de Bel-Gazou, Colette de Jouvenel (1913-1981) fascine et suscite bien des interrogations. Car si Bel-Gazou a été immortalisée par les textes charmants que Colette lui a consacrés, Colette de Jouvenel reste une figure mystérieuse. Happée par la grande ombre maternelle, condamnée à n’être que la fille de, il lui fallut composer avec ce cadeau encombrant : « Etre la fille… Je dirais, sans prendre l’affaire trop au sérieux, que c’est un fichu métier ». Il est temps enfin de considérer, sous le poids de l’identité, l’individu, la femme pour elle-même. Enfant solitaire et rebelle, adolescente en proie aux affres de la puberté, femme douée de talents rares, véritable touche-à-tout, elle s’est mêlée de cinéma, de peinture, de décoration, d’antiquités... Elle fut surtout une des plus grandes journalistes de sa génération, malgré une carrière brève.

Outre d’innombrables photographies inédites, l’exposition présente des lettres, des articles de presse, des œuvres dédicacées. Ainsi s’esquisse le portrait d’une femme discrète, courageuse, engagée, avant-gardiste dans bien des domaines. Et passionnée quand, après la mort de Colette, elle mit toutes ses forces à perpétuer, à faire découvrir et aimer cette « œuvre dont parlent à la légère seules les personnes qui ne l’ont pas lue ».
Centre d'études Colette : +33 (0)3 86 72 85 28

A l’Ombre d’une Mère… La Naissance du Jour (2012)

2012
Une exposition conçue et produite par le Centre d’études Colette de la Direction des Affaires culturelles du Conseil Général de l’Yonne.
Le 25 septembre 1912, Sidonie Colette s’éteint à Châtillon-Coligny dans le Loiret. Colette, sa fille, n’assiste pas à l’enterrement et ne porte aucun deuil. Au-delà des apparences, un long travail de deuil commence qui aboutit, en 1922, à la publication de La Maison de Claudine où Sido entre en scène pour la première fois. Désormais cette grande figure tutélaire s’imposera à toute l’œuvre de Colette et ne cessera plus de la hanter : en 1922, en 1928, en 1929, en 1936… jusqu’à devenir, en 1941, dans Journal à rebours, « le personnage principal de toute ma vie ».
D’œuvre en œuvre, Colette célèbre l’étoile de sa jeunesse, la magicienne qui régnait autrefois sur le royaume de son enfance. Echappée d’un passé aboli, la petite dame de province, en robe de satinette bleue démodée, a retrouvé pour toujours sa maison et son jardin. Immatérielle, céleste, éternelle, elle est devenue Sido, l’un des plus beaux mythes maternels de toute l’histoire de la littérature.
Renseignements : Centre d’études Colette : 03 86 72 85 28

affiche de l'exposition 2012
 
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